Orgueil et préjugés

Jane Austen

J’ai enfin lu mon premier Jane Austen ! Cette lecture m’a charmée, envoûtée… Tant et si bien qu’il m’est difficile d’en parler concrètement… Je me suis laissée transporter par les amours d’Elizabeth et de Jane Bennett, par l’élégance de Mr. Darcy, par les remarques pleines d’ironie de Mr. Bennett, et j’en ai oublié de marquer les passages que je souhaitais garder en mémoire, réflexe que j’ai toujours au cours de mes lectures afin d’en garder une trace tangible, sensible…et j’ai pour habitude de partir toujours de ces mots pour écrire mes billets… Me voici donc bien embêtée ! En même temps, j’aurais peur d’être redondante après les innombrables articles déjà publiés sur ce roman. Que dire de nouveau, d’original sur un tel monument de la littérature ?

On plonge dans Orgueil et préjugés comme dans un trésor, les demoiselles y sont délicates et gracieuses, c’est un écrin, un cocon dans lequel on veut venir se blottir. Un livre que je relirai, pour retrouver cette atmosphère douce et rassurante…

Bêtement, j’avais une légère appréhension en me lançant dans cette lecture : peur d’une lecture difficile ou peur de l’ennui. Ce qui n’était qu’un mauvais préjugé, qui me taraude toujours lorsque j’aborde un « classique ». Rien de tout cela, au contraire, l’écriture de Jane Austen est fluide, les chapitres sont courts et l’intrigue lancée dès les premières pages  ; c’est une lecture qui se savoure.

Un grand coup de cœur pour une œuvre que je découvre tardivement. Et j’ai très envie de voir les adaptations pour le cinéma ou la télévision. Lesquelles valent le coup ?
Et maintenant, avec quel roman de Jane Austen me conseilleriez-vous de continuer ?

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Quand souffle le vent du nord

Daniel Glattauer

« Merci d’être là. Merci de m’avoir recueillie. Merci d’exister. Merci ! »

Quand souffle le vent du nord est une histoire d’amour atypique, une histoire entre deux êtres qui ne se connaissent pas, qui ne savent pas à quoi ils ressemblent, qui ne se sont jamais parlés de vive voix. Tout commence par un banal e-mail de résiliation qu’Emmi envoie à un magazine. A une lettre près, elle se trompe dans l’adresse de destination, et le mail arrive chez Léo. Un mail, puis deux, l’échange s’installe petit à petit entre Emmi et Léo. Ils s’écrivent avec beaucoup d’humour, sans prendre de pincettes, et l’on sent bien que des sentiments se tissent à distance.

Par mails interposés, Emmi et Léo deviennent dépendants l’un de l’autre, ils sont un peu chacun comme l’ami imaginaire de l’autre : le confident, l’échappatoire, l’Idéal, l’exutoire. « Pour moi vous écrire et vous lire c’est un « temps mort » dans ma vie familiale. Oui, c’est une petite île isolée dans mon univers quotidien, une petite île sur laquelle j’aime beaucoup m’attarder seule avec vous, et j’espère que cela ne vous dérange pas. » Sans être un couple, ils passent par tous les états qui peuvent caractériser une relation amoureuse : la jalousie, la dispute, l’éloignement, les joies des retrouvailles et réconciliations, la dépendance à l’autre.

Quand souffle le vent du nord est un peu le roman épistolaire à l’âge du numérique. C’est un roman qui se dévore, je suis devenue moi aussi accro « aux mails de Léo » !

Un roman à lire en une ou deux soirées, distrayant, frais et qui fera battre le cœur des midinettes qui sommeillent en nous 😉

Il y a une suite à ce roman : La septième vague, et je ne pense pas la faire attendre très longtemps !

La critique de Leiloona, qui m’a rappelé en présentant la sortie poche du tome 2 que je voulais lire ce livre !