Bilan S.T.A.R. #2

Me voici rapidement pour dresser le bilan de cette deuxième semaine de STAR…bilan qui sera vite fait ! Je n’ai pas pu lire à un rythme soutenu cette semaine, je lis chaque soir mais jamais très longtemps. Je suis donc toujours dans Orgueil et préjugés, commencé il y a une semaine. Je me plais divinement dans ce roman, je le déguste et je savoure cet univers ! Je n’ai pas comptabilisé un grand nombre de pages lues, mais chaque moment de lecture est un délice.

Je devrais finir cette lecture ce week-end, puis j’enchaînerai très certainement avec La septième vague de Daniel Glattauer. Et ensuite, je ne sais pas encore ce qui atterrira entre mes mains.

Je vous souhaite à tous de belles lectures 😉

Source photo : We heart it

L’imprévisible

Metin Arditi

J’avais découvert Metin Arditi avec Le Turquetto, très beau roman qui m’a donné envie de lire les écrits précédents de cet auteur. C’est avec L’imprévisible que j’ai poursuivi et… je suis déçue. Déçue n’est pas le mot, c’est juste que cette histoire ne m’a pas emballée. Je n’ai pas accroché, c’est tout.

Anne-Catherine, femme de la haute société genevoise, récemment séparée de son mari, fait appel à Guido Gianotti, ancien professeur universitaire d’histoire de l’art et spécialiste de la Renaissance, afin d’expertiser un tableau qu’elle possède, et dont elle souhaite se débarrasser car il est souvenir de son ex-mari. C’est ce lien avec l’art et le mystère autour d’un tableau qui m’avait attiré vers ce livre, et c’est vraiment cela qui m’a tenue jusqu’à la dernière page. Guido va de découverte en découverte, se déplace jusqu’aux Offices de Florence, et ledit tableau se révèlera être celui d’un grand maître. J’ai apprécié ce long cheminement, bien mené, qui est plausible, et ponctué de belles descriptions d’œuvres picturales. L’on voit la matière, les couleurs, les étoffes, les carnations. Mais je suis restée complètement insensible à la relation naissante entre Guido et Anne-Catherine, de milieux sociaux opposés, êtres solitaires, abîmés par la vie, et qui vont, un instant, l’un avec l’autre, éprouver un semblant de bonheur.

Pas une totale déception, donc, mais une impression très mitigée. Cependant, mon désir est toujours là de lire davantage d’œuvres de cet écrivain.

« C’était une main d’homme, très belle, si effilée qu’elle en paraissait presque féminine. Un chemisier à passepoil rouge l’enserrait au poignet, et il n’y avait dans sa manière de tenir la plume ni rugosité ni tension. »

Bilan S.T.A.R. #1

La première semaine du STAR s’est écoulée, et comme Liyah nous invite à le faire chaque vendredi, voici mon petit bilan. Je suis plutôt satisfaite du rythme de lecture que j’ai réussi à maintenir (à mon échelle bien entendu, comparé à d’autres je n’aurai pas lu grand chose !). C’est que cette semaine je suis en vacances, et j’ai passé quelques jours là :

Vivre au ralenti, prendre le temps, et, surtout, pouvoir lire pendant une, deux ou trois heures, sur la plage (emmitouflée ! Il n’a pas fait très chaud !) ou dans un café, cela est tout à fait savoureux. Cette semaine, j’ai donc lu :

Les dernières pages de Grâce et dénuement d’Alice Ferney. Mon billet est .

L’Imprévisible de Metin Arditi : assez déçue par ce court roman de l’auteur du Turquetto, que j’avais tant aimé.

J’ai dévoré Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer. Et je pense sauter sur la suite très vite !

Et j’ai commencé la lecture de Orgueil et préjugés. Mon premier Jane Austen !

J’espère maintenir ce rythme, et je souhaite à tous les participants du STAR d’excellentes lectures !

Grâce et dénuement

Alice Ferney

« Toute ma vie j’ai été pauvre et maudite, et tout ce temps j’ai aimé ma vie. »

Il y a Angéline, « la vieille ». Il y a Angelo, Simon, Lulu, Joseph dit « Moustique », Antonio, ses cinq fils. Il y a Héléna, Misia, Milena, Nadia, ses belles-filles. Il y a Anita, Sandro, Djumbo, Carla, Michaël, Priscilla, Mélanie, Carla, ses petits-enfants, tous Gitans. Et il y a Esther. La « Gadjé ». L’ancienne bibliothécaire qui vient rendre visite aux Gitans sur leur camp. Dans sa Renault jaune, au chaud, elle accueille tous les enfants, et leur lit des histoires. Des contes, des fables, des morales. Et chaque mercredi, elle revient. Les enfants sont heureux de sa présence, Esther illumine leur imaginaire en leur parlant de Babar, du Petit Prince, de Pinocchio, de Barbe-Bleue. « Ils entraient petit à petit dans la chose du papier, ce miracle, cet entre-deux ». Les enfants découvrent le pouvoir suggestif des mots, des phrases qui charment, dépeignent un monde, un ailleurs. Et c’est emplie de sincérité et de bonté qu’Esther demeure fidèle à ce rendez-vous.

Petit à petit, Esther tisse des liens avec les femmes qui vivent là, les mères. Ces femmes sont des gitanes, vivent à l’écart de la société, dans une grande pauvreté et précarité. Mais ce que nous livre Alice Ferney, c’est la part d’humanité qui frémit en chacune d’entre elles. Ces femmes sont marquées par les bonheurs et les malheurs de la vie, elles ont la tête haute, elles sont belles.

L’écriture est douce, ronde, on se croirait presque dans un conte. Les dernières pages du livre sont magnifiques. C’est une leçon de vie, qui nous rappelle que l’humilité, la bonté, le respect sont fondamentalement parties de l’être humain.

« C’est de la douleur d’aimer, ça c’est bien sûr, mais c’est tout pire de ne pas aimer. Elle dit : on est fait pour ça. Et les femmes encore plus que les garçons. Une femme, dit-elle, c’est pour se donner en entier. Ne te garde pas. Ce qu’on garde pour soi meurt, ce qu’on donne prend racine et se développe. »

Je dois me dépêcher de lire les autres romans d’Alice Ferney.

In my mailbox

Un mois que je n’avais pas fait d’achats, je me suis un peu lâchée ! Voilà qui vient grossir ma PAL, mais PAL que je comte bien faire baisser un peu grâce au mois S.T.A.R. :

Il faut qu’il parte de Sébastien Lapaque (sur une idée de Miss Alfie)
Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer
Féroces de Robert Goolrick
Au nom de la mère de Erri De Luca
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer
PS, I love you de Cecelia Ahern (en VO, pour le challenge de Miss Bouquinaix !)

 

J’ai découvert chez Alicia de That makes wonder cette petite rubrique qui permet de partager les livres reçus dans la boîte aux lettres, achetés à la librairie ou empruntés à la bibliothèque.
« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. »
Source photo

Stop Talking And Read – by Liyah

Aujourd’hui a débuté le concours S.T.A.R. organisé par Liyah, jusqu’au 6 mai, et je suis de la partie ! Quatre lettres pour Stop Talking And Read, quatre semaines pour lire encore, toujours et un peu plus. Et à la fin du concours, on fait les comptes pour quantifier le nombre de pages lues !
Ma vitesse de lecture ne me fera pas arriver en tête, c’est certain. Mais je ne me suis jamais posée la question de savoir combien de pages je peux lire sur une période donnée, et je suis curieuse du résultat. Et c’est surtout l’occasion de partager une expérience amusante, d’échanger avec tous (-tes) les participant(e)s, et de me motiver pour passer plus de temps avec mes livres.

Je veux profiter aussi de ce billet pour vous dire que, oui, j’ai ouvert un « blog littéraire », mais que oui, je lis lentement, et pas forcément autant que je le souhaiterais. Et j’écris encore plus lentement. Alors je publie peu, mais je suis toujours ravie et touchée d’avoir de fidèles lectrices (et lecteurs !). Ouvrir mon blog m’a permis aussi d’en découvrir un tas d’autres, j’arpente désormais de petits espaces dans lesquels je me sens bien et que j’apprécie tant. J’aime y piocher des tonnes d’idées de lectures, j’aime les liens qui se tissent petit à petit, j’aime les challenges ou les concours comme le STAR qui génèrent partage et découverte.

Mon petit blog va à son petit rythme, mais il est enchanté et fier d’avoir sa place parmi une belle blogosphère !

Source : We heart it

In my mailbox

Cette semaine, j’ai acheté :

 

Grâce et dénuement d’Alice Ferney

Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell

Je vous souhaite une excellente semaine !

J’ai découvert chez Alicia de That makes wonder cette petite rubrique qui permet de partager les livres reçus dans la boîte aux lettres, achetés à la librairie ou empruntés à la bibliothèque.
« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. »
Source photo

Pages Nuancées dans mon sac…

Première apparition d’un tag sur mon blog ! Celui-ci a été initié par le blog Paris-ci la culture, et il a déjà beaucoup tourné. Je me suis laissée tenter ! Le principe ? Dévoiler une partie de mon sac à main afin d’inventorier les petites choses qui me suivent au quotidien et qui permettent aussi à mon blog d’exister.

Les règles

Vous devez, en bon blogueur, avoir entre 5 et 10 outils et/ou sources d’inspiration et/ou indispensables dans votre sac ou à proximité.
Vous devez ensuite taguer au moins 7 personnes, indiquer le site qui vous a tagué, et l’informer de la remise de votre copie.
Titrer le post « Nom de votre site » dans mon sac…
Remettre ces règles dans le post.


Voici donc la liste de ces petits riens de mon sac à main de lectrice-blogueuse :

– mon petit carnet dans lequel je note mes livres à lire, et que je dégaine dans chaque librairie

– un Bic noir. Oui, j’ai bien écrit un stylo de la marque « Bic » et de couleur noire. Je n’écris qu’avec celui-ci, et il est hors de question que j’écrive avec un autre type de stylo dans ledit carnet… ok, je suis maniaque !

– mon chéquier pour payer mes livres (et, évidemment, aussi plein d’autres choses inutiles). Mais comme il est beau, j’aime bien m’en servir, ce n’est pas ma faute…! (*bonne conscience*)

– et pour payer moins cher, ma carte de réduction à la librairie ! (*bonne conscience again*)

– des petits marque-pages autocollants que j’utilise au cours de mes lectures pour repérer les passages palpitants, saisissants, bouleversants, touchants, larmoyants…et d’autres encore

– euh…un livre ? Évidemment. D’ailleurs, quand je pars le matin, je vérifie avant de fermer la porte que j’ai bien : mes clefs, et un livre. Le reste m’est égal !

– et pour finir, mon choyé smartphone qui me permet de lire vos blogs à ma pause déjeuner, de répondre aux commentaires, de suivre twitter…Vous ne le voyez pas sur la photo parce que, ben, il prend la photo ^^.

A qui le tour ?? Faites comme chez vous, servez-vous !

Room

Emma Donoghue

Je savais pas que le Petit Jésus, il devient grand. « Saint Pierre est un méchant ?
– Non, non, on l’a emprisonné par erreur : enfin, c’étaient des méchants policiers qui l’avaient arrêté. Bref, il a prié et prié pour retrouver sa liberté et tu sais quoi ? Un ange s’est élancé du ciel et a enfoncé la porte.
– Génial »,  je dis.

J’ai pour habitude de ne jamais relire une quatrième de couverture avant de commencer une lecture, parfois, même, je ne la lis pas en achetant mes livres. Je vais plutôt me laisser tenter par un titre, un auteur, une illustration, ou, comme ce fut le cas pour ce livre, par une ou deux critiques assez succinctes mais suffisamment troublantes pour susciter ma curiosité. J’aime me laisser surprendre par un roman, j’aime ne pas savoir (du tout !) où je vais, et en quelle compagnie. C’est une petite manie qui parfois, peut être un désavantage au roman lu, qui aurait mérité une légère « préparation » psychologique, mérité de savoir ce à quoi s’attendre, afin d’apprécier pleinement la saveur et l’intérêt d’une lecture et éviter de se retrouver désemparée, ou déçue. Cela m’est arrivé, mais, heureusement, est resté rare.

Je me suis donc lancée dans Room à l’aveugle, juste en sachant qu’il y avait une mère et son jeune fils dans l’histoire.
Une histoire à huis clos, envahie d’un monde imaginaire qu’une mère crée pour son petit garçon. Une mère bouillonnant d’inventivité, d’énergie, d’intelligence, d’amour tout simplement. C’est un texte éblouissant, sidérant, presque apaisant aussi. Mais aussi, un texte qui m’a dérangée, qui m’a laissé un goût de malaise, parce qu’il a un côté réel absolument terrifiant.

Il m’a fallu quelques jours pour digérer complètement cette lecture. Et de nombreux jours encore avant de réussir à écrire un billet évocateur, exprimant mes émotions tout en ne révélant rien de l’histoire, pour rester fidèle à tout ce que j’ignorais de ce roman avant de le lire.

Ce roman m’a fait penser à La Route de Cormac McCarthy ,de manière très différente bien évidemment, mais j’y ai retrouvé le don de soi absolu d’un parent pour son très jeune enfant, vu telle une petite créature divine.

« J’étais prête, cette fois-ci, je voulais qu’on reste entre nous.
– J’étais de quelle couleur ?
– Rose vif.
– J’ai ouvert les yeux ?
– Tu es né les yeux ouverts. »

Allez lire aussi la belle critique de La Ruelle bleue.

In my mailbox

Une belle petite razzia cette semaine chez le libraire :

      

Et beaucoup de ces achats ont été favorablement influencés par mes derniers butinages sur la toile… :

Sous la glace de Louise Penny : c’est L’or des chambres qui m’a tentée. Une lecture parfaite en ce temps glacial !

Au nord du monde de Marcel Theroux : c’est Aifelle, du blog Le goût des livres, qui a suscité ma curiosité au sujet de cet écrivain dans son billet sur Jeu de pistes.

Orgueil et préjugés de Jane Austen : voilà un moment que je veux lire ce roman, qui me fera découvrir l’univers de Jane Austen. Le récent billet des Quotidiennes de Val a fait brûler de nouveau cette envie, ni une ni deux je me le suis procuré !!

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard : cela fait aussi un petit moment que j’en entends parler ; le billet de Minou, qui évoque ce titre dans sa critique du Turquetto de Metin Arditi m’a fait craquer.

Le plus bel âge de Joanna Smith-Rakoff, qui sera parfait pour le challenge New York.

Une vie merveilleuse de Laurie Colwin, acheté d’occasion avec le précédent… A découvrir !

J’ai découvert chez Alicia de That makes wonder cette petite rubrique qui permet de partager les livres reçus dans la boîte aux lettres, achetés à la librairie ou empruntés à la bibliothèque.
« In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. »
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