Retour du STAR et escapade à Londres

Liyah nous organise une nouvelle session de STAR, quatre lettres pour Stop Talking And Read. Ce sera ma deuxième participation et la période choisie par Liyah tombe à pic car je serai en vacances plus de deux semaines à ce moment-là, vacances au cours desquelles je sais que j’aurai le temps de lire à loisir. Mon objectif est de faire mieux que mon score de la dernière fois, je devrais y arriver car il était assez mini ! Tous les détails sont ici et il vous reste jusqu’au 19 octobre pour vous inscrire, il est encore temps !

Sur le blog des Livres de George, j’ai appris aujourd’hui l’existence du challenge intitulé « I love London« , organisé par Titine et Maggie : il s’agit de lire des œuvres dont l’histoire se passe dans la capitale anglaise. Je m’y suis inscrite illico, étant donné que durant ces mêmes vacances je pars quelques jours à Londres (quelques jours pendant lesquels je ne lirai pas ^^ Mais je serai rentrée pile pour le STAR !) : après avoir séjourné dans cette ville je prendrai plaisir à la retrouver dans la littérature. Je joue la catégorie « Bloomsbury » : deux titres à lire. Je profiterai certainement de ce challenge pour découvrir Anne Perry, et j’irai piocher d’autres idées dans la bibliographie bien fournie proposée sur les blogs des organisatrices.

De mon côté, je retrouve un rythme de lecture plus satisfaisant, je reste dans les policiers et thrillers, et j’ai découvert la littérature jeunesse, je vous en parle très vite !

Le petit homme de l’Opéra

Claude Izner

C’est avec cette lecture que j’ai découvert le duo Victor Legris et Joseph Pignot, libraires et détectives amateurs. Autant le dire tout de suite, l’intrigue en elle-même ne m’a pas passionnée du tout. Nous sommes dans le Paris de l897, on pénètre (un peu) dans les coulisses de l’Opéra. Un clarinettiste meurt par noyade lors d’un mariage célébré dans un parc : triste accident. Puis ce sont plusieurs personnalités de l’Opéra qui sont victimes d’ « accidents ». Les suspicions s’éveillent, Victor Legris et Jospeh Pignot s’en mêlent et mènent l’enquête. On y croise un étrange personnage, Melchior Chalumeau, le « petit homme » qui est avertisseur à l’Opéra. Chargé d’annoncer pour les artistes les levers de rideau, il est le petit homme de l’ombre, raillé et méprisé. Voyeur aussi, il profite de son accès au dédale de l’Opéra pour épier les jeunes demoiselles, petits Rats : « qu’elles étaient mignonnes, ces futures ballerines efflanquées, mal débarbouillées, dépeignées, dans leur robe de gaze à ceinture de soie rose ou bleue ! »

J’ai gardé de l’intérêt au cours de ma lecture car le livre est une belle évocation de Paris à cette époque. J’ai été rapidement projetée dans une ville d’un autre temps, avec ses habitants qui la peuplent, ses modes de transport, son atmosphère particulière. « Paris orchestrait sa marche matinale vers son pain quotidien. Sur les Boulevards, demoiselles de magasins, cousettes, petites mains, demoiselles des téléphones, les yeux bouffis de sommeil, se rendaient à l’ouvrage tandis qu’une légion de camelots investissaient le bitume. Des hommes à paletot râpé, à haut-de-forme beurré, s’engouffraient dans les officines de contentieux, les banques, les études de notaires. Les omnibus déversaient des essaims de jupes, de corsages fleuris, de chapeaux enrubannés, de redingotes sombres. » C’est une époque où le plafond de l’Opéra Garnier n’est pas encore tel qu’on le connaît de nos jours, recouvert des couleurs de Chagall, mais présente toujours le décor d’origine de Lenepveu ; c’est une époque où l’on prévoit de détruire le Palais de l’Industrie qui borde les Champs-Elysées afin de laisser place au Petit et au Grand Palais pour l’exposition universelle de 1900. Une conversation évoque l’exposition en 1897 du legs Caillebotte au musée du Luxembourg, qui fit scandale mais grâce auquel les toiles des peintres impressionnistes ont pu entrer dans les collections nationales. On croise aussi la baraque de La Goulue, la fameuse danseuse populaire qui a alors achevé sa carrière au Moulin-Rouge et a rejoint les fêtes foraines, dans sa baraque décorée par Toulouse-Lautrec.

L’ensemble du roman est parcouru de traits d’humour, et est chargé d’un vocabulaire désuet, souvent issu de l’argot, qui lui donne un charme vieillot plutôt plaisant.

Et j’ai souri lors cet échange entre Victor et Joseph :

 « – Qu’entendez-vous par « bourgeois » ?
    – Pour le cocher de fiacre, c’est un piéton ; pour le militaire, un pékin ; pour le rapin, un imbécile qui ne pige que couic à la peinture et troque une liasse de billets en échange d’un coucher de soleil sur le lac du Bourget ; pour le paysan, c’est le propriétaire de la métairie où il trime ; pour l’ouvrier, c’est le patron.
    – Et pour vous, Joseph ?
    – Pour moi, ce sont les clients qui achètent des livres qu’ils ne liront jamais simplement parce qu’on en parle en termes élogieux dans la presse. »

Un titre pour le challenge Des notes et des mots

Quand souffle le vent du nord

Daniel Glattauer

« Merci d’être là. Merci de m’avoir recueillie. Merci d’exister. Merci ! »

Quand souffle le vent du nord est une histoire d’amour atypique, une histoire entre deux êtres qui ne se connaissent pas, qui ne savent pas à quoi ils ressemblent, qui ne se sont jamais parlés de vive voix. Tout commence par un banal e-mail de résiliation qu’Emmi envoie à un magazine. A une lettre près, elle se trompe dans l’adresse de destination, et le mail arrive chez Léo. Un mail, puis deux, l’échange s’installe petit à petit entre Emmi et Léo. Ils s’écrivent avec beaucoup d’humour, sans prendre de pincettes, et l’on sent bien que des sentiments se tissent à distance.

Par mails interposés, Emmi et Léo deviennent dépendants l’un de l’autre, ils sont un peu chacun comme l’ami imaginaire de l’autre : le confident, l’échappatoire, l’Idéal, l’exutoire. « Pour moi vous écrire et vous lire c’est un « temps mort » dans ma vie familiale. Oui, c’est une petite île isolée dans mon univers quotidien, une petite île sur laquelle j’aime beaucoup m’attarder seule avec vous, et j’espère que cela ne vous dérange pas. » Sans être un couple, ils passent par tous les états qui peuvent caractériser une relation amoureuse : la jalousie, la dispute, l’éloignement, les joies des retrouvailles et réconciliations, la dépendance à l’autre.

Quand souffle le vent du nord est un peu le roman épistolaire à l’âge du numérique. C’est un roman qui se dévore, je suis devenue moi aussi accro « aux mails de Léo » !

Un roman à lire en une ou deux soirées, distrayant, frais et qui fera battre le cœur des midinettes qui sommeillent en nous 😉

Il y a une suite à ce roman : La septième vague, et je ne pense pas la faire attendre très longtemps !

La critique de Leiloona, qui m’a rappelé en présentant la sortie poche du tome 2 que je voulais lire ce livre !

Room

Emma Donoghue

Je savais pas que le Petit Jésus, il devient grand. « Saint Pierre est un méchant ?
– Non, non, on l’a emprisonné par erreur : enfin, c’étaient des méchants policiers qui l’avaient arrêté. Bref, il a prié et prié pour retrouver sa liberté et tu sais quoi ? Un ange s’est élancé du ciel et a enfoncé la porte.
– Génial »,  je dis.

J’ai pour habitude de ne jamais relire une quatrième de couverture avant de commencer une lecture, parfois, même, je ne la lis pas en achetant mes livres. Je vais plutôt me laisser tenter par un titre, un auteur, une illustration, ou, comme ce fut le cas pour ce livre, par une ou deux critiques assez succinctes mais suffisamment troublantes pour susciter ma curiosité. J’aime me laisser surprendre par un roman, j’aime ne pas savoir (du tout !) où je vais, et en quelle compagnie. C’est une petite manie qui parfois, peut être un désavantage au roman lu, qui aurait mérité une légère « préparation » psychologique, mérité de savoir ce à quoi s’attendre, afin d’apprécier pleinement la saveur et l’intérêt d’une lecture et éviter de se retrouver désemparée, ou déçue. Cela m’est arrivé, mais, heureusement, est resté rare.

Je me suis donc lancée dans Room à l’aveugle, juste en sachant qu’il y avait une mère et son jeune fils dans l’histoire.
Une histoire à huis clos, envahie d’un monde imaginaire qu’une mère crée pour son petit garçon. Une mère bouillonnant d’inventivité, d’énergie, d’intelligence, d’amour tout simplement. C’est un texte éblouissant, sidérant, presque apaisant aussi. Mais aussi, un texte qui m’a dérangée, qui m’a laissé un goût de malaise, parce qu’il a un côté réel absolument terrifiant.

Il m’a fallu quelques jours pour digérer complètement cette lecture. Et de nombreux jours encore avant de réussir à écrire un billet évocateur, exprimant mes émotions tout en ne révélant rien de l’histoire, pour rester fidèle à tout ce que j’ignorais de ce roman avant de le lire.

Ce roman m’a fait penser à La Route de Cormac McCarthy ,de manière très différente bien évidemment, mais j’y ai retrouvé le don de soi absolu d’un parent pour son très jeune enfant, vu telle une petite créature divine.

« J’étais prête, cette fois-ci, je voulais qu’on reste entre nous.
– J’étais de quelle couleur ?
– Rose vif.
– J’ai ouvert les yeux ?
– Tu es né les yeux ouverts. »

Allez lire aussi la belle critique de La Ruelle bleue.

Challenges 2012

Je me suis dernièrement inscrite à trois nouveaux challenges, que voici :

Emily, du blog Enlivrons-nous, décide de nous faire voyager à New York. Il s’agit de lire, d’ici le 1er novembre 2012, des livres qui nous ferons découvrir la ville américaine. Et comme un périple à New York fait partie de mes projets 2012, je ne pouvais dignement ignorer un tel challenge !

Et pour préparer au mieux un voyage outre-Atlantique, rien de tel que de lire dans la langue du pays ! Miss Bouquinaix, du Blog des livres qui rêvent, nous invite à lire en VO…ce challenge m’incitera à l’effort…! Je vise 4 lectures pour le moment.

Je jouerai au Petit Bac cette année avec les blogueuses ! Je croisais ce challenge depuis un moment sur de nombreux blogs, et je trouve l’idée plutôt marrante, c’est une autre manière de voir les titres de nos lectures ! Je me suis bien amusée à écrire ma petite grille, j’ai rempli plusieurs cases avec des titres de ma PAL, de ma wishlist, mais il reste aussi des cases vides, il faudra que je me creuse un peu les méninges mais bon, j’ai un an pour cela ! Les règles du jeu sont chez Enna.

Et vous, tentés…??

 

Une place pour Victor Hugo dans les challenges !

Victor Hugo méritait bien son challenge à lui tout seul ! C’est Valou qui a eu la très bonne idée de nous organiser cela : les consignes et les inscriptions sont par .

Un challenge sans date limite (j’aime !), avec différentes catégories, allant d’un seul livre à lire jusqu’à l’intégralité de ses œuvres (romans, pièces de théâtre, recueils de poésies) en passant par ses biographies et correspondances, chacun pourra y trouver son compte, selon les lacunes que l’on souhaite combler…

Je suis tombée amoureuse de Notre-Dame de Paris quand je l’ai découvert il y a plus de 10 ans. Je relirai peut-être ce fantastique roman dans le cadre de ce challenge, mais mon défi premier est de m’attaquer au monument que sont Les Misérables. Double défi : 1/ les grands classiques m’effraient, 2/ j’ai peur des pavés ! (ah là là, mais pourquoi je me lance dans des choses pareilles ??!!!)

Qui veut être de la partie ?

Et du challenge pour pimenter le tout…

J’ai fureté à droite à gauche, et j’ai retenu pour le moment deux challenges auxquels je m’inscris de très bon cœur :

Il y a d’abord le challenge organisé par Des mots et des notes, et qui consiste à lire des romans en lien avec la musique, de tout style et de toute époque. Je ne pouvais trouver mieux comme premier challenge pour mon blog, où, au milieu de mes lectures, je toucherai aussi deux mots de musique. Et comme ce challenge court jusqu’à la fête de la musique 2013, je m’y inscris en catégorie « Soliste internationale », rien que ça, avec pour objectif 5 livres et 2 films ou CD. J’ai dans ma bibliothèque plusieurs livres qui font partie de la liste suggérée (certains lus déjà, d’autres pas encore), tels que Les variations Goldberg de Nancy Huston, La contrebasse de Süskind ou Le chant du coyote de Colum McCann, et d’autres me tentent bien !

J’ai aussi trouvé, en de multiples blogs, le challenge Agatha Christie. Et ça tombe plutôt bien, car depuis un bout de temps j’avais envie de lire plusieurs de ses livres. J’ai d’ailleurs lu Le Crime de l’Orient-Express il y a peu. Et puis, celui-ci n’est pas limité dans le temps, il a pour but de relire tout l’œuvre de la romancière entre blogueuses réunies. L’idée me séduit, alors, je prends ! Pour davantage de détails sur celui-ci, voici le lien vers chez George.