Onéguine #1

J’ai eu le grand bonheur de pouvoir assister pour la seconde fois à une représentation du ballet Onéguine, à l’Opéra Garnier. J’avais découvert ce ballet il y a deux ans, lors de son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris, et j’avais été subjuguée. Alors, dès que l’occasion s’est présentée pour le voir de nouveau, je n’ai pas hésité. Et c’est officiel, il fait partie de mes ballets préférés !

Un ballet qui retranscrit l’histoire d’amour triste de l’œuvre de Pouchkine, qu’il faut lire ! Ce roman en vers est un poème, un chant magnifique. La jeune et romantique Tatiana tombe amoureuse d’Onéguine, qui a tout du dandy blasé. Par plaisir, par provocation, il s’amuse à séduire Olga, la sœur de Tatiana et fiancée de Lenski. Un jeu dangereux qui se solde par un duel entre Onéguine et Lenski, qui succombe. De longues années plus tard, Onéguine revient vers Tatiana, désormais mariée : c’est alors elle qui est contrainte de le repousser. Une histoire d’amour manqué et regretté.

La chorégraphie de John Cranko date de 1965, elle est réglée sur différents extraits d’opéra et de pièces pour piano de Tchaikovski. Voici la distribution à laquelle j’ai assisté : Aurélie Dupont (Tatiana) / Evan McKie (Onéguine), Myriam Ould-Braham (Olga) / Josua Hoffalt (Lenski). Celle-ci alterne bien évidemment avec d’autres distributions, vous avez tous les détails ici, et à choisir je vous conseille celle réunissant Isabelle Ciaravola et Mathieu Ganio : c’est Isabelle Ciaravola qui m’avait éblouie dans ce rôle il y a deux ans (et pour lequel elle fut sacrée Etoile).

Voici le pas de deux du Premier acte : Tatiana (Maria Eichwald) et Onéguine (Manuel Legris) se rencontrent, Tatiana tombe amoureuse

Il est enfin venu… Elle ouvre
Les yeux, et elle dit : C’est lui.
Désormais ses nuits et ses jours,
La solitude de son rêve,
Tout lui parle avec une force magique
De lui. Les aimables propos
Lui pèsent, comme les regards
Trop attentifs des domestiques.
En proie à la mélancolie,
Elle maudit les visiteurs
Qui arrivent sans crier gare,
Qui ont le temps de bavarder
Et qui s’installent pour des heures.

Aux chanceuses Parisiennes, je ne peux que vous inciter à aller voir ce ballet qui se joue dès aujourd’hui à l’Opéra Garnier, jusqu’au 31 décembre. Il doit rester encore quelques places au guichet ! C’est une œuvre facile d’accès, et d’une intensité dramatique et émotionnelle très forte.

Et sinon, (re)lisez Pouchkine ! C’est magnifique !

Source video

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9 réflexions sur “Onéguine #1

  1. Mais tu pourrais intégrer ce billet dans le challenge Des notes et des mots, tu en parles vraiment très bien ! (ça peut compter pour CD, ou spectacle, ou DVD de spectacle. Le direct, il n’y a que ça de vrai ! Quelle belle soirée tu as dû passer !!

  2. Merci de cette mise en bouche , je lirai au moins Pouchkine ! c’est magnifique et je ne suis pas trop Ballet ( sans doute dégouté par ma mère qui était danseuse ! ) plutôt Opéra … Bon dimanche, je repasserai par ici …

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